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Les ressources humaines au coeur du dévéloppement

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A ppropos du Groupe BCEIP

BCEIP est une société de service créée en 1996 qui développe ses activités dans les domaines suivants :
· Le recrutement - L'intérim - La sécurité
· La construction- La gestion immobilière - L'électrification
Objectif et philosophie du BCEIP, 
Notre objectif est de servir d'interface entre les entreprises, les structures de formation et les chercheurs d'emplois. Nous mettons à la disposition des employés du BCEIP et de nos clients un cadre de travail et des bénéfices sociaux qui permettent de respecter la réglementation du travail en Guinée et d'inciter nos agents à l'excellence professionnelle

 

Le PDG

Problématique de la Valorisation des Ressources  Humaines en Guinée

Esquisse d’un Projet D’Insertion de la Jeunesse Guinéenne dans le Développement  

I.        Rappel Historique

De 1958 à 1984, le Gouvernement de la 1ére République a pratiqué une Politique de plein emploi fondée sur le recrutement automatique de fonctionnaires dans les services et administrations de l’Etat. A l’époque, le régime politique en place s’inspirait largement des pratiques du Tout Etat des Pays de l’Est, aussi bien sur le plan politique que socio-économique. L’Etat était alors le seul Employeur, l’économie était entièrement étatisée et centralisée. Seul le Secteur minier avait pu bénéficier d’un statut particulier d’économie mixte ( Friguia , CBG) . Très vite, les effectifs de la Fonction Publique Guinéenne sont devenus pléthoriques. Comme corollaire, il s’en est suivi l’apparition d’une grande inefficacité et d’une faible productivité des Entreprises d’Etat, d’un dysfonctionnement des services publics fortement touchés par la corruption et la concussion entretenues par la pratique courante des bons et la pénurie généralisée des biens de consommation sur les marchés de l’ensemble du Territoire. On se souvient encore de la révolte des femmes qui faillit déstabiliser le pouvoir politique en place en 1977, face aux multiples tracasseries de la police économique, perçue finalement comme un véritable instrument de répression. Avec une monnaie surévaluée officiellement et largement dévalorisée sur le marché noir ( taux officiel : 1 dollar = 25 sylis, taux du marché : un dollar = 250 sylis), la plupart des Guinéens avec leurs maigres salaires, ne pouvaient survivre que grâce à un ravitaillement en denrées alimentaires de première nécessité, à des prix largement subventionnés par l’Etat Guinéen, ce qui au fond n’était que des artifices économiques qui maintenaient l’économie Guinéenne dans une situation d’arriération incroyable.

 

II. La Période de la Transition

Quand l’Armée accéda au pouvoir en 1984, le CMRN élabora et proposa aux Guinéens un nouveau projet de société dont le fondement était la liberté d’initiative et d’entreprendre, et donc l’économie de marché finit par reléguer l’idéologie dans les vestiges du passé pour occuper la place prépondérante qui est la sienne dans le développement du Pays. Il fallait alors user de nouveaux critères, peu connus jusqu’alors en Guinée : la concurrence, la compétitivité, l’efficacité des entreprises et services. La première conséquence fut la remise en cause du recrutement automatique, la restructuration et le dégraissage de la Fonction Publique Guinéenne, dont les effectifs devaient passer de 100.000 à 50.000 fonctionnaires. On assista à la fermeture de toutes les banques d’Etat à exclusion de la Banque Centrale de la République de Guinée, des entreprises industrielles et commerciales d’Etat. Les mesures d’accompagnements de ces décisions économiques drastiques ne furent pas très efficaces. Face à l’impréparation des fonctionnaires à se reconvertir dans les affaires. C’est ainsi que la mise en place d’un libéralisme total, et la forte dévaluation de la monnaie Guinéenne et son corollaire, la vérité des prix sur le marché, la suppression de toutes les subventions eurent comme conséquence. l’apparition d’un chômage massif de plusieurs milliers d’anciens travailleurs d’entreprises d’Etat fermées et de services publics restructurés. Le changement de régime avait induit un brusque changement de société, douloureusement vécu par nombre de fonctionnaires, malgré la mise en place par le Gouvernement d’un Bureau de Reconversion dont le rôle principal était d’amortir le coût social de l’application des mesures économiques particulièrement pénibles sur le court terme. Paradoxalement pendant que l’économie Guinéenne se trouvait sous l’effet de cette restructuration, le système éducatif continuait sa mission d’éducation et de formation de cadres. Ces deux facteurs apparemment déconnectés, contribuèrent à grossir rapidement le nombre de chômeurs, et aux déflatés de la Fonction Publique, allait bientôt s’ajouter une nouvelle catégorie de chômeurs, les diplômés sans emplois. L’Ajustement structurel, préconisé par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale était entré dans sa phase opérationnelle. Le secteur privé allait désormais assurer la relève de l’Etat, notamment dans la création des emplois. Malheureusement, à cause des difficultés liées au changement de mentalités, de l’environnement juridique inadapté aux affaires, des mesures d’incitation à l’investissement encore timides,  le passage de la société centralisée à la société libérale s’apparente de plus en plus à une œuvre titanesques surdimensionnée, avec ces milles entraves et blocages. Dans ces périodes d’incertitude, nombreux sont les « vieux fonctionnaires » qui ont cherché à s’accrocher davantage à leurs postes administratifs. Plus d’une décennie après, l’on ne peut que faire le constat amer que la Fonction Publique Guinéenne est sérieusement frappée de vieillessement, en raison du non renouvellement de son personnel.

III. Le Projet d’insertion de la Jeunesse à travers un Service Civique Volontaire National

Devant tous les blocages décrits ici, il est nécessaire de faire preuve d’imagination créatrice et de privilégier des pistes de réflexion originales et novatrices. Il faut aussi mettre en place des scénarios et des mécanismes favorisant une meilleure liaison entre la formation théorique et académique et la pratique professionnelle.  En somme, il s’agit de construire des passerelles entre ce que les jeunes ont appris sur les bancs de l’école et les activités qu’ils peuvent mener sur le plan pratique, dans les secteurs comme l’Education, la santé, les affaires sociales les Sports, la Culture, l’Agriculture, l’Elevage, la Protection de l’environnement, les Mines etc…. Dans le cadre d’une société libérale, notre suggestion est de donner un contenu réel à l’Education Civique, en proposant l’institution d’un Service Civique Volontaire National (S.C.V.N), destiné essentiellement à combler les lacunes et insuffisances dans la préparation des Jeunes à aborder une vie civique et professionnelle plus effective. La durée de ce Service Civique Volontaire pourrait être de l’ordre de 9 à 12 mois. Pendant cette période, il serait possible d’insérer les Jeunes qui le souhaitant librement sur la base d’un volontariat négocié, dans les structures existantes, de les assister et de les encadrer avec l’objectif  majeur de susciter chez eux des vocations nouvelles et des attitudes civiques responsables. On réussirait ainsi à leur inculquer des comportements positifs, pour mieux les préparer à porter leur contribution au développement national dans les conditions motivantes sur le plan humain et psychologique. On les amènerait aussi à une prise de conscience plus nette sur la nature et la diversité des problèmes que les Jeunes pourraient rencontrer plus tard dans leurs vies civiques et professionnelles. Enfin, le Service Civique Volontaire National pourrait mieux préparer la Jeunesse à la vie de citoyens honnêtes et intègres. Conséquemment, il serait nécessaire d’élaborer le contenu des programmes de formation et d’activités du Service Civique en adéquation parfaite avec les objectifs que nous assignons. A l’issue du Service Civique, l’Etat pourrait délivrer aux Jeunes un Certificat d’Education et d’Aptitude Civique accordant des avantages et facilités aux bénéficiaires lors des recrutements de fonctionnaires dans la Fonction Publics ou de tests de sélection dans le secteur privé. La question du coût de ce Service Civique Volontaire se pose en termes de comparaison avec le coût Social particulièrement lourd de marginalisation et d’exclusion de milliers de Jeunes qui seraient irrémédiablement condamnés au chômage à la délinquance, à la toxicomanie et à la pauvreté. Compte tenu du caractère Volontaire du Service préconisé, environ 60.000 à 75.000 Jeunes diplômés ou non, citadins et ruraux, seraient directement concernés. Une enquête exhaustive sur le terrain pourrait être initiée pour procéder à une évaluation crédible de la situation du chômage des Jeunes, et à une estimation du coût annuel du Projet. Compte tenu des enjeux politiques, économiques, socio-culturels en question, il est raisonnable de penser que l’Etat Guinéen et les Bailleurs de Fonds Bi- et Multilatéraux pourraient assurer le financement du Projet. Un projet de la loi sur l’Insertion des Jeunes de Guinée pourrait alors être élaboré et soumis au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale en vue d’instituer légalement le Service Civique Volontaire National.

 

Mansamoussa SIDIBE

Inspecteur du travail

Directeur Général du BCEIP